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Les grèves font progresser le télétravail.

Les grèves continuent. Les embouteillages battent des records avec 629 Km de bouchons en une matinée la semaine dernière. Nous, dans le Val parisis sommes loin d’être épargnés. Déjà sans les grèves nos déplacements peuvent être compliqués surtout au heures de pointes mais avec les grèves n’en parlons pas !

Avec une telle actualité, le télétravail est plébiscité.

Les points essentiels de l’ordonnance Macron du 22 septembre 2017

L’ordonnance Macron a largement assoupli le cadre du recours au télétravail. Depuis deux ans, beaucoup d’entreprises ont sauté le pas en rédigeant des chartes ou en signant des accords.

En effet, même si le télétravail n’est pas inscrit dans son contrat, le salarié peut demander du télétravail, à condition que sa convention collective le permette.

L’employeur, qui refuse d’accorder le bénéfice du télétravail à un salarié dont le poste occupé est éligible à un mode d’organisation en télétravail, doit justifier son refus.

En l’absence de convention collective, le code du travail est très clair. L’article L122-9 précise qu’"en l'absence d'accord collectif ou de charte, lorsque le salarié et l'employeur conviennent de recourir au télétravail, ils formalisent leur accord par tout moyen".

Par "tout moyen" ? En théorie, une autorisation orale, devant témoin, suffit. Mais l’écrit est recommandé pour limiter les risques de conflit. Et là, pas de restriction. Un courrier, un mail, un SMS... peuvent être utilisés pour formaliser un accord. 

Attention plus le texte est court, imprécis, plus il est favorable... au salarié. Un patron qui se contente d'un SMS dans lequel il écrit "tu peux bosser chez toi pendant la grève" autorise, de fait, le destinataire à travailler à domicile durant tout le conflit. Sans lui fixer la moindre règle ! "Dans son message, l'employeur doit au minimum rappeler le caractère provisoire et exceptionnel du télétravail, et indiquer une date de fin", souligne Marie-Laure Arbez-Nicolas, avocate cité par l’express.

Les avocats conseillent aux entreprises, dans la pratique, de sécuriser davantage les conditions du télétravail. En rappelant par écrit les horaires de travail, le repos obligatoire de 11 heures entre deux journées de travail, les plages horaires pendant lesquelles le salarié doit être joignable, les règles de sécurisation des données. 

L'employeur doit également respecter des principes d'égalité de traitement et de non-discrimination. "Le télétravail à la tête du client, c'est absolument interdit. Si vous acceptez que certains de vos salariés travaillent chez eux, et d'autres pas, vous devez pouvoir le justifier par des raisons objectives", rappelle Christophe Frouin, associé du cabinet Fidere Avocats.

Le télétravail plébiscité par les salariés qui l’ont essayé

D’après une enquête menée par Bureaux A Partager au mois d’avril, 52% des salariés interrogés se sont vus proposer la solution de télétravail par leur entreprise alors que 70% d’entre eux pensent qu’elle aurait dû le faire. Cela implique que le télétravail est encore peu connu.

Mais attention, le télétravail ne signifie pas uniquement travailler à son domicile. Cela signifie de manière plus large travailler ailleurs que dans les bureaux de son entreprise. Il peut être réalisé dans un espace de coworking.

Je vous conseille même de profiter de l’occasion pour travailler depuis les coworking quelques soient leur forme (café coworking, espace coworking, tiers-lieux…) ceux-ci sont équipés d’accès ultra-rapide à un internet sécurisé, des équipements de bureautique et en plus vous rencontrerez d’autres personnes qui peuvent être sources d’inspiration pour votre travail.

Nous pouvons nous demander si les syndicats ne sont pas les grands perdant

Des questions de fonds peuvent se poser pendant ces jours de grèves. Avec un regard plus large, le télétravail a permis aux entreprises les plus rodées à ce mode de travail d’absorber le choc de la grève.

Alors que les entreprises qui ne l’auront pas autorisé, auront également refusé à leur salariés la possibilité de rester productifs et de fait leur auront imposé des heures de transport ou la prise de jours de congé (pour les plus consciencieux et les plus motivés).

Repenseront elles leur méthode de management et leur attractivité pour des candidats ?

Tous les postes ne sont pas éligibles au télétravail. Pourtant avec une généralisation de ce mode de travail, on peut imaginer un impact écologique moins important des grèves et se demander si les moyens utilisés par les syndicats (plutôt archaïque, et hérité du XIXe siècle imposant un rapport de force entre salarié et patron) ne gagneront pas à évoluer avec un peu d’imagination.

En restant dans ce rapport de force, les syndicats risquent d’accuser les télétravailleurs d’être des jaunes, des briseurs de grève.

Les coworking du Val d’oise

Les espaces de coworking dans notre département sont rares. Ils se développent ou cherchent à se développer. C’est le cas de Pause Travail qui souhaite s’implanter dans le Val Parisis où il me semble qu’il faut être.

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Présentation de Pause Travail 

Pause Travail

Pause travail est un espace coworking destiné aux indépendants, aux télétravailleurs et aux porteurs de projet. C'est un lieu de vie et de travail qui met à disposition de ses co-workers des salles de réunion, et des bureaux, sans laisser de côté l'espace de détente afin de travailler dans un esprit «comme à la maison ».

Action co-financée par le conseil
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